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L'histoire de la commune

Un peu d’histoire

Le hameau de LA PACAUDIERE au XV siècle était un bourg de trois ou quatre maisons tout au plus environnées de forêts. Le prévost de la châtellenie de Crozet y avait établi sa résidence vers 1419. Dès le quinzième siècle une famille de PACAUD vivait à La Pacaudière dans le domaine qu’elle y possédait. On trouve des membres de cette famille un peu partout, aux charges de consuls, de chevaucheurs, etc…

Le nom de PACAUD était si commun à cette époque qu’il n’y eut qu’un pas à faire pour appeler LA PACAUDIERE le groupe de ces quelques maisons qui s’étaient élevées sur le passage de la route royale de PARIS à LYON.

LA PACAUDIERE a dû sa création au passage de la route royale. Le relais de repos et de gîte qui y fut établi pour les voyageurs, et la situation éloignée de Crozet contribuèrent dans une certaine mesure, à la prospérité de ce village qui à la fin du XVIII siècle, était un bourg qui avait déjà un conducteur des travaux du roi, une brigade de maréchaussée, des employés de la gabelle et un bureau de la poste aux lettres. Ce bureau existait en 1733 et avait son siège au Petit Louvre. En 1790 au moment de la division administrative de la France en cantons et en communes, LA PACAUDIERE devint par sa situation centrale et ses rapports commerciaux, le chef-lieu de canton.

Tourzy et sa chapelle 

Par des dérivations latines de TOURZY, tauriciacus, tauriciacum, l’Abbé REURE prétendait que Tourzy daterait de l’âge gallo-romain. Cette chapelle est le reste de l’ancienne église paroissiale de Tourzy qui en comptait 9 ou 10 construite en 1553 aux frais d’Etienne PAPON prêtre à Tourzy et oncle de Jean PAPON. L’église a été construite vers 1838 par l’architecte BOISSON, les décorations ont été faites par ZACCHEO. Une des cloches baptisée en 1860 a eu pour parrain M. le duc de PERSIGNY, ambassadeur de France en Angleterre.

Le Petit Louvre 

Parmi les curiosités dignes d’intérêt que possède LA PACAUDIERE il faut citer en premier lieu le Petit Louvre avec sa gigantesque toiture. Cette magnifique construction, de style Renaissance et de style gothique a dû être bâtie dès les premières années du XVI siècle. Une tradition que l’on se répète, veut que ce somptueux logis ait été construit par le connétable de Bourbon pour ses rendez-vous de chasse. Le 27 juillet 1527 le Petit Louvre devint une hôtellerie, ou les rois, les personnages princiers tels que François 1er ,Henri IV, Louis XIII, etc… ne daignaient pas de s’arrêter, et auxquels il fallait un pied à terre digne d’eux. En 1678n le logis du Petit Louvre tenu par Philippe Bonnard. En 1678 le relais de poste qu’on a dit avoir été établi à La Ricarde était tenu au Petit Louvre par Morin écuyer. Vers 1750 la brigade de maréchaussée y établit sa résidence. En 1780 Charles Corre Desgouttes avait le Petit Louvre en sa possession et le tenait de Catherine de Croquet de Belligny, veuve d’Antoine Deschavannes, écuyer, seigneur de Beaugrand.

Vers 1850 le Petit Louvre servait de presbytère.

L’Hôtel de Notre Dame bâti vers le XVI siècle à peu près à la même époque ou peu de temps après le Petit Louvre. Il a accueilli des personnages tels que le duc de condé qui dîne le 23 mars 1623, le voyageur Abraham Golnitz en 1630. Cet hôtel paraît avoir joui d’une certaine renommée gastronomique. En 1678 il appartenait à Gabriel Arthus. En 1702 il était en possession de Limène Jean. Vers 1812 Dechizelle JC en était possesseur mais ce n’était plus un hôtel depuis longtemps.

La Maison MORIN a dû être construite vers les premières années du XV siècle (vers 1420). Pendant la Révolution et à une autre époque plus récente, elle abrita la maréchaussée.

Le Château de la Salle

Ce vieux manoir a possédé autrefois fossés et pont-levis. Parmi les hôtes de ce château, nous trouvons, en 1557 Pierre FILLET de la Curée qui est qualifié seigneur de la Curée et de la Salle. En 1624 Gilbert II Fillet de la Curée. Vers 1700 François BAUDINOT, mari d’Esther Fillet. En 1800 il appartenait à Madame Marianne Demorat épouse de Nompère Montcordier puis passa en possession de M. Michelet de Rochemont. En 1837 il appartenait à M. Legendre de Lyon.

 Villozon 

Du coté est et à 1500 mètres environ du bourg de LA PACAUDIERE s’élèvent les restes de l’ancien château de Villozon. Au début du XVII siècle le fief de Villozon appartenait à J. Desmanèches, notaire, ancien agent d’affaires de Diane de Châteaumorand et d’Honoré d’Urfé. Il fût vendu en 1642 à Pierre Duvergier ; Vers 1830 il appartenait à Madame Desmegrigny puis à M. BonnierEugène.

La route royale

La route royale a vue au milieu du XVIII siècle des rectifications apportées à son tracé et son élargissement. La circulation des diligences, des chaises de poste lui donnait une animation qu’elle perdue ensuite à la création de la ligne de chemin de fer. Cette route devenue depuis la route nationale 7 était l’itinéraire habituel des rois et de tous les personnages qui se rendaient de Paris à Lyon. Certains sont passés, d’autres se sont arrêtés pour coucher ou prendre leur
repas :

Janvier 1420 : Charles VII
Mars 1500 : Anne de Bretagne
Juillet 1515, juillet 1516, août 1523, mai 1533, octobre 1536, mars 1538 : François 1er
1537 : sculpteur florentin Cellini Benvenuto
Octobre 1548 : Diane de Poitiers et Henri II
Octobre 1579 et septembre 1622 : Catherine de Médicis
Septembre 1595, juillet 1600 et janvier 1601 Henri VI
Février 1642, décembre 1622 et août 1632 Louis XIII.
Janvier 1689 Louis XIV et sa mère
Octobre 1690 Madame de Sévigné
Avril 1730 Prince de Conti
1802, 1805, 1814 Napoléon 1er
Novembre 1804 passage de Pie VII allant à Paris sacré l’empereur.
Vers 1835 Victor Hugo et Charles Nodier

(Tiré du livre « Etudes monographiques sur le canton de La Pacaudière » par J Bécaud 1901)